LA SORTIE DU 12 AVRIL 2014 AU HAVRE

 

Samedi 12 avril  2014, il est 8h30, le village de Freneuse semble encore endormi dans son voile de brouillard. Nous sommes tous là (23) prêts à partager cette journée culturelle : Destination Le HAVRE, en route chauffeurs…

Nous arrivons au HAVRE vers 9h45, une petite pause café s’impose. La guide arrive, c’est parti pour les visites

Nous allons découvrir les œuvres d’Auguste PERRET.

 

Les immeubles

   

 

Après le bombardement de septembre 1944, le Havre compte 80.000 sinistrés et 35.000 sans abris…L'Etat confie à Auguste Perret le soin de reconstruire la ville, un énorme chantier.

Nous commençons par apprendre la règle des 6,24 metres ....l'idéal selon lui.

L’utilisation symbolique de cette base de 6,24 m correspond à laportée optimale pour une poutre de béton armé à cette époque, elle est également aisément divisible.

L'esprit de la ville était conçu comme « néoclassique », avec des blocs de construction fermés et des rues pleinement fonctionnelles. Les éléments en béton armé étaient considérés d’avant-garde.

L’idée d’Auguste PERRET était de créer une structure modulaire et complètement transparente, en sorte qu'aucun élément structurel ne soit dissimulé, ce qui donne son caractère dominant à toute l'architecture de la ville.

La ville nouvelle sera donc une succession d’« îlots » d’habitation, comportant des bâtiments de hauteur différente pour laisser passer la lumière. Les premières constructions, appelées « Isai » (« immeubles sans affectation individuelle ») recevront leurs habitants à partir de 1947.  La construction dura jusqu'en 1964.

 Le Havre version Perret bénéficiera d’une reconnaissance tardive à partir des années 1990. La consécration viendra en 2005, avec l’inscription au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, qui salue alors « un exemple exceptionnel de l’architecture et de l’urbanisme de l’après-guerre ».

Pour concrétiser toutes ces informations,  nous sommes allés visiter « l’appartement témoin »

Appartement reconstitué au premier étage d’un immeuble conçu par l’atelier Perret. 90 m2, entièrement modulables. Tout le confort moderne de l’époque, bien sûr, y est présent.

Séquence émotion et souvenirs pour la majorité d’entre nous en voyant les meubles, la cuisine et son réfrigérateur, la salle de bains et sa machine à laver, les jouets de notre enfance, le tourne-disque, machine à écrire, vêtements, journaux et revues, ……….Du style de René Gabriel à celui de Marcel Gascoin, en passant par André Beaudoin, l’origine des Trente Glorieuses est ici relatée à travers les objets du quotidien.

 

 Nous nous dirigerons ensuite vers l’Hôtel de ville

Œuvre des architectes Auguste Perret et Jacques Tournant, l'Hôtel de ville du Havre : une tour de 18 étages et 90 mètres de haut évoquant initialement un beffroi et un bâtiment en longueur rythmé par une imposante colonnade.

Les jardins initialement pensés également par Auguste Perret ont bien changé : ajout de fontaines, agrandissement des pelouses et des espaces fleuris….

C’est grand, spacieux, aéré, orné de beaux parterres de fleurs, de sculptures, de fontaines animées par un ballet des mouettes se baignant …………C’est tout simplement beau

 

 Nous partons en direction de l’Eglise Saint Joseph.

Au passage, on découvrira le Volcan, cet espace culturel havrais et scène nationale. Cette œuvre de l'architecte brésilien Oscar Niemeyer date de 1982.

Les volumes architecturaux sont en voile de béton peint en blanc, aux formes courbes et libres cherchant à atteindre une poétique découlant du mouvement moderne.

Les avis sur son esthétique et sa présence sont très partagés….

 

Allez ! on continue.

Quel est ce bâtiment sobre, aux lignes pures mais un peu rudes, curieux et inhabituel qui se dresse dans la brume ? Serait-ce une église !Oui ? C’est bien l’église Saint Joseph

On entend alors les « j’aime j’aime pas »….ou « Du béton encore du béton »… « même pas la peine d’entrer »

Mais, au contraire, l’intérieur est surprenant.

Cette église, en croix grecque dispose, d’une tour-clocher octogonale atteignant 110 mètres de hauteur reposant sur un socle carré.

Ses vitraux multicolores, conçus par  Marguerite HUREE,  composés de 12 768 pièces de verre « antique » d'épaisseur irrégulière, soufflées à la bouche, représentent les 4 points cardinaux et doivent projeter des couleurs magnifiques sous le soleil……..mais, dommage, il n’est pas au rendez-vous et n’illuminera pas ce gris du béton. Mais, on va imaginer…et mettre la lumière, comme sur nos toiles.

Soleil ou non, nos yeux de peintres vont quand même pétiller en découvrant ces vitraux aux formes strictement géométriques se déclinant en sept couleurs principales (blanc, orange, jaune, vert, violet, rouge et verdâtre) pour former cinquante nuances au total. Les couleurs sont placées du plus sombre à la base au plus clair (le blanc) vers le sommet. Les couleurs dominantes dépendent également de l’orientation et elles ont, bien sur, une signification religieuse.

Un détail surprenant : N’ayant pas d’argent, le curé récupéra des sièges de cinéma des années 50! Génial non!

Grâce aux explications précises et enjouées de notre guide, les « j’aime, j’aime pas » évoluent…ou s’imposent.

C'est quand même l'un des chefs d'œuvre architecturaux du XXe siècle, emblème de la reconstruction en Europe.

Nous partirons ensuite au restaurant « Les Régates », un lieu chic et agréable judicieusement sélectionné par nos organisateurs. Merci……….très bonne idée.

Là, on devrait voir la mer en déjeunant.  Bon, nous l’avons aperçu quelques minutes, entre le dessert et le café ! C’est bien !

Repas copieux et fin, bon accueil, on s’y sent tellement bien que l’on quitte les lieux que vers 15h30 pour rejoindre le musée à pied ou en voiture (à chacun son rythme).

Petite marche le long des quais et au passage on admira ou non, à l’extérieur du musée,  une sculpture d’Adam.

 

Au musée MALRAUX,

    

(ainsi nommé en l’honneur de l’écrivain français André MALRAUX, ministre de la culture)

Chacun regarde, admire, critique, observe, compare, découvre……  de nombreuses toiles d’Eugène Boudin, Monet et Manet, Renoir, Coreau, Dufy, Marquet, de Jongkind,  Van Dongen mais aussi les peintures anciennes de Fragonard, Robert….et de beaucoup d’autres. Un moment de partage très agréable.

 

Une toile d’ISABEY, la préférée de l’un d’entre nous……devinez!

Il est l’heure de rentrer ou de flâner encore un peu, au choix….

Nous avons tous apprécié cette journée culturelle et amicale et remercions vivement nos organisateurs et notre président. Nous avons eu une petite pensée pour ceux qui n’ont pas pu venir.

De nouveaux projets de sortie germent déjà ………à suivre

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NOTA : AVEZ VOUS PENSE A LA NUIT DES MUSEES...........c'est le 17 mai ( voir programme locaux dans 'Actualité des peintres'